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Wally Seck : « En tant qu’artiste, on a un rôle à jouer, nous sommes des porteurs de voix »

Écrit par le 30/08/2021

Le chanteur sénégalais Wally Seck, fils de feu Thione Seck, était au programme de la première édition du festival Coming to Côte d’Ivoire, à Abidjan.

Alors que le Covid-19 continue de paralyser le monde et que les restrictions reprennent, la Côte d’Ivoire accueille un grand événement musical très attendu de la jeunesse locale. La première édition de Coming to Côte d’Ivoire, à Abidjan, se déroulait du 12 au 14 août, avec des actions éducatives et humanitaires qui se poursuivront jusqu’en décembre, avant un grand final à nouveau sur scène.

Un héritage familial

Parmi les invités, des célébrités ivoiriennes de l’humour et du chant, des rappeurs internationaux et des personnalités conviées pour une « journée de l’intégration africaine », dont Wally Ballago Seck, chanteur sénégalais, fils de feu Thione Seck, fait partie.

Dans le hall du grand hôtel du Plateau, à Abidjan, où réside Wally le temps du festival, on entre en ébullition, malgré une climatisation à 18 °C. Le chanteur est suivi de sa « nounou », de son vidéaste et de son manager, qui gèrent ses interviews. Une journaliste attend, caméra en main, un homme le filme en continu, avec un iPhone dont le flash éblouit quiconque le croise.

Au milieu du micro-brouhaha médiatique, Wally reste d’un calme olympien, il sourit, s’installe et commande un café allongé. Il est très content d’être ici, déclare-t-il. Ravi de pouvoir enfin remonter sur scène, de revivre le plaisir de la musique live (qu’il a déjà retrouvée à Dakar au début de l’été). « Je la préfère nettement à ce que je peux faire sur le digital », affirme-t-il. Cette dernière année s’est surtout déroulée sur YouTube, pour lui comme pour de nombreux artistes, et à domicile, bien entendu.

 

                                                                     

 

Le domicile, pour lui, c’est Dakar, comme « presque toute [sa] famille ». Mais ça n’a pas toujours été le cas. Il n’y est revenu qu’en 2007. Il était promis à une carrière de footballeur, a vécu à travers l’Europe et s’est arrêté net après une blessure au pied, avant d’embrasser la trajectoire de ses ancêtres. Wally Seck est issu d’une famille de griots, il est le fils de celui qu’on appelait « Papa Thione » au pays de la teranga, véritable monument de la musique sénégalaise.

« Bien sûr que mon choix de faire de la musique a un lien avec mon héritage familial, sourit Wally. Mon papa est un chanteur, tout le monde dans ma famille fait de la musique. Notre musique, c’est le mbalax. Mais moi, j’ai diversifié un peu, j’ai ajouté de l’afrobeat, de la pop, de la techno aussi. Je suis le seul à faire de grandes scènes. Peut-être que je suis “l’étoile”, comme on dit ? » plaisante-t-il.

D’ailleurs, les grandes scènes lui ont manqué dernièrement. Il embraye sur ces nombreux mois de restrictions qui l’ont éloigné de son public.